L’indifférence …..qu’y a-t-il de pire ? La sollicitude dominatrice d’un ami malveillant, les pointes cruelles d’un homme méchant ou le regard glacé d’un être indifférent ? On dit parfois qu’il n’y a pas plus mordant, humiliant, plus blessant que l’indifférence….Longtemps les animaux n’étaient considérés qu’en fonction de leur utilité . Aujourd’hui ils suscitent en nous d’authentiques émotions et font partie de la famille. L’impératif moral selon lequel il faut s’occuper des humains avant de penser aux animaux , dissuade d’avouer ses sentiments tendres pour le genre animal. Comme s’ils étaient volés aux humains. Or, une étude récente montre que communiquer avec un animal développe nos capacités d’attention à nos semblables. L’animal est un être sensible, c’est à dire capable de plaisir et de souffrance. L’animal a un regard qui , déjà , configure un visage. Et par la rencontre de ce regard , l’homme peut comprendre que l’animal n’est pas une simple machine, un simple mécanisme , mais un être vivant ,avec son mystère. L’indifférence face à la souffrance animale est en définitive, inhumaine. Car l’humanité exige la compassion devant la souffrance , et exclure l’animal de cette compassion, est un manque d’inhumanité. Nous agissons pour faire avancer les choses . Des organisations existent pour soulager la souffrance animale, des mouvements se développent pour réclamer des droits à l’animal. Mais la tâche est difficile : les mentalités évoluent lentement, la souffrance animale est décrétée comme d’intérêt secondaire , de la « sensiblerie » qui n’inspire que le mépris. On aurait pourtant tort de se décourager. L’histoire montre à quel point le progrès moral …..peut évoluer.
8 septembre, 2011 @ 07:09
L’indifférence …..qu’y a-t-il de pire ? La sollicitude dominatrice d’un ami malveillant, les pointes cruelles d’un homme méchant ou le regard glacé d’un être indifférent ? On dit parfois qu’il n’y a pas plus mordant, humiliant, plus blessant que l’indifférence….Longtemps les animaux n’étaient considérés qu’en fonction de leur utilité . Aujourd’hui ils suscitent en nous d’authentiques émotions et font partie de la famille. L’impératif moral selon lequel il faut s’occuper des humains avant de penser aux animaux , dissuade d’avouer ses sentiments tendres pour le genre animal. Comme s’ils étaient volés aux humains. Or, une étude récente montre que communiquer avec un animal développe nos capacités d’attention à nos semblables. L’animal est un être sensible, c’est à dire capable de plaisir et de souffrance. L’animal a un regard qui , déjà , configure un visage. Et par la rencontre de ce regard , l’homme peut comprendre que l’animal n’est pas une simple machine, un simple mécanisme , mais un être vivant ,avec son mystère. L’indifférence face à la souffrance animale est en définitive, inhumaine. Car l’humanité exige la compassion devant la souffrance , et exclure l’animal de cette compassion, est un manque d’inhumanité. Nous agissons pour faire avancer les choses . Des organisations existent pour soulager la souffrance animale, des mouvements se développent pour réclamer des droits à l’animal. Mais la tâche est difficile : les mentalités évoluent lentement, la souffrance animale est décrétée comme d’intérêt secondaire , de la « sensiblerie » qui n’inspire que le mépris. On aurait pourtant tort de se décourager. L’histoire montre à quel point le progrès moral …..peut évoluer.